JE — "Dévorer la chair, cannibalisme et manducation dans l’art des Temps modernes (XVe-XVIIIe siècles)"

Journée d'études

6 novembre 2026
9h30–18h00
Salle de séminaire HARTIS (A1.152), ULille, Campus Pont-de-Bois, Villeneuve d’Ascq

Dans son journal de bord de 1492-1493, Christophe Colomb rapporte son échange sur l’île de Guanahani avec la tribu des Tainos à propos des Caribs, un peuple ennemi décrit comme dangereux et mangeur d’hommes : « tous ces gens rencontrés jusqu’à aujourd’hui ont une immense crainte des caniba ou canima […] [qui] n’avaient qu’un seul œil et une face de chien. » Dès sa conceptualisation, le cannibale est une figure de l’altérité tant par ses pratiques que par son apparence physique relevant de l’hybridité. S’il est donc fortement connoté et si l’acte de manger ses semblables est marqué par une grande complexité terminologique, le terme de cannibale reste l’un des mots les plus employés, tant par la communauté scientifique que dans le langage populaire.

Organisée par Pierre Tchekhoff, Fabien Lacouture (HARTIS, ULille) 

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